Après 6 mois à Montréal, intégré chez Fonex Data j’ai décidé de rester pour continuer l’aventure ici.

Pourquoi je décide de rester au Canada et plus particulièrement au Québec : la raison principale, mon job ! J’ai trouvé une entreprise qui répondait à mes exigences :
- Avoir un esprit familiale et de PME
- Une expertise reconnue
- Ambiance de travail vraiment agréable
- Une équipe dynamique
- Un domaine technologique porteur
- Pouvoir progresser en anglais
- Une reconnaissance du travail effectué
- Un management vraiment TOP
- Un poste assez transverse
Entreprise parfaite ? Pour l’instant elle est parfaite pour moi ! Je vais donc occuper le poste d’ingénieur avant vente junior :
- Technologie : Sonet, IP, xDSL, VoIP, IPTv, etc etc
- Support du Business Development
- Support des Sales
- Support des Product line manager pour des missions technico-marketing (introduction de produits)
- Support des Clients opérateurs canadiens
- …
C’est ce que je recherchais, pouvoir être au cœur de la technologie des télécommunications mais pouvoir comprendre et faire partie des projets commerciaux, marketing, development.
Bon le seul bémol… c’est les vacances !!
Adieu les 5 semaines, RTT et co !! Ici c’est 2 semaines par an… et pas une de plus !!
La deuxième raison : la qualité de vie à Montréal, qui est vraiment agréable.
Partir c’est en apparence facile, mais il y a de nombreux freins comme l’éloignement avec sa famille et ses amis. Ne pas se sentir vraiment dans son pays. Oui je suis français, fier de l’être meme si je pars à l’étranger.
Je rentre donc en France début septembre pour faire mes demandes de permis de travail et visa et compagnie… J’espère être de retour à mon poste avant Novembre.
Je remercie donc Fonex de m’avoir fait confiance et de me permettre d’apporter ma contribution dans le futur.
La fin du stage de fin d’étude rime avec fin de la vie d’étudiant. On dit souvent que ces sont les plus belles années de la vie et je vous avoue que pour l’instant j’approuve totalement ce dicton.
Durant ces 5 années à l’EPMI, j’ai pu obtenir une formation d’ingénieur sérieuse, qui me permet aujourd’hui d’être bien armé sur le marche du travail.
Au delà des connaissances générales scientifiques indispensables, je pense que j’ai surtout appris à apprendre et comprendre rapidement les choses et c’est sûrement le plus important.
On ne peut tout savoir mais on peut tout apprendre.

Je me rappel très bien des 1re mots du directeur de l’EPMI lors de la 1re rentrée en classe préparatoire :
“Vous ne rentrez pas dans une école, vous rentrez dans une famille, une famille dans laquelle vous allez vivre pendant 5 ans, vous allez apprendre à vous connaître, apprendre à vous construire et à vous épanouir.”
Depuis que je suis rentré dans cette école, je pense avoir profité de chaque moment. Ma première expérience associative, en étant propulsé président du bureau des élèves, avec des responsabilités concernant l’organisation d’événements et l’animation de la vie des étudiants, a été pour moi un véritable plaisir. J’ai pu travailler et mettre en place différents projets avec des gens que je ne connaissais pas et qui sont devenu maintenant des amis.
J’ai appris également beaucoup au sein de la fédération de l’IPSL mais également la junior entreprise de l’EPMI.
Je garde un très bon souvenir du projet de création d’entreprise lors de ma 2eme année ingénieur, ou avec un groupe de 4 personnes nous avons travailler jours et nuits en mettant en ensemble nos différentes forces et expériences pour livrer un vrai projet viable, réalisable et intéressant.
Cette capacité à se mobiliser et à s’adapter dans les instants importants est une chose essentiel pour un ingénieur.
Aujourd’hui je remercie mon école, l’EPMI, pour m’avoir offert cela : m’avoir permis de me réaliser, de me construire, de me renforcer.
L’important n’est pas ou l’on est… mais ou l’on va.
J’en termine donc avec cette formation et cette école qui a été pour moi une vrai famille, et qui le restera à jamais. Je continuerais à travers l’association des anciens EPMISTES à faire vivre cet esprit et à porter fièrement les couleurs de mon école.

Apres avoir décidé de venir faire mon stage de fin d’étude au Canada en tant qu’ Ingenieur avant vente pour la compagnie Fonex Data System, cette aventure touche a sa fin.
J’avais fais un 1re bilan lors des deux premiers mois je vais tenter de suivre le même schéma.
Climat
J’ai donc vecu l’ete quebecois, qu’on disait incroyable, chaud, étouffant, le fun quoi ! Mouai, un peu déçu
Nous avons eu 1 semaines de très beau temps, ensuite moyen, très moyen même : beaucoup d’orages et de pluie, des jours gris, des matins frais. Apparemment c’est assez rare d’avoir ce temps en période estivale ici, mais je me console en me disant que l’été en France n’a pas été extraordinaire non plus.
Passons ! On a quand même pu profiter et faire des activités.
Vie quotidienne
Je disais que Montréal est une ville assez relax, je le confirme. Le stress des transports est relativement faible, sauf quand le Metro deraille (ATTENTION : UN INCIDENT NOUS OBLIGE INTERROMPRE LE TRAFIC SUR LA LIGNE ORANGE, D’AUTRES MESSAGES SUIVRONT) Avec une voix qui donne envie de casser le haut parleur :D. Je me demande toujours pourquoi en plein été, le conducteur laisse le bouton chauffage a fond ! Sinon rien a redire sur les transports, les bus sont ponctuels et assez grands.
La coloc : J’en garderais pas un souvenir incroyable mais bon pour 6 mois ca dépanne bien.
Stage
Composante essentielle de la formation d’un ingénieur, le stage de fin d’étude s’est révélé pour moi très instructif et enrichissant.
J’ai eu la chance d’être intégré dans une entreprise dynamique, évoluant dans un secteur particulièrement intéressant et possédant un fort esprit familiale et collectif. L’incroyable énergie qui anime cette société m’a vraiment émulé et motivé. Grâce à l’engagement de chacun, j’ai donc pu être efficace dès les premières semaines. La large gamme de produits et de services développé par l’entreprise et son positionnement comme distributeur et expert technique pour les opérateurs de télécommunication m’ont permis d’acquérir des connaissances dans des domaines porteurs.
Au delà du coté technique fort enrichissant, je dirais que c’est l’aventure humaine qui a été la plus importante. J’ai choisi de partir au Canada pour découvrir une autre culture, des méthodes de travail différentes. Le challenge de pouvoir être confronté à un environnement professionnel et culturel totalement inconnu s’est relevé très positif. Évoluant dans un environnement professionnel anglophone, j’ai réalisé l’importance de cette langue notamment dans les relations commerciales de plus en plus mondiales.
En associant le coté humain, professionnel et économique, j’ai pu mesurer l’importance des différentes valeurs enseignées durant la formation au sein de l’EPMI, nécessaire au métier d’ingénieur.

Pour répondre aux questions de Jacques Froissant : Les ingénieurs développeurs, en voie de devenir de l’or gris ?, je reprend le commentaire que j’ai laissé sur son blog ici :

Pourquoi les ingénieurs boudent-ils le développement ?
Etre Ingénieur c’est avoir suivi une scolarité basée sur des enseignements scientifiques (Maths, Physiques, etc.), managériaux, commerciaux et humains.
Aujourd’hui les écoles formant des développeurs ne sont généralement pas des écoles d’ingénieurs reconnues par la CTI et donc ne respectent pas ce type d’enseignements.
Le métier de développeur est également assez boudé dans les promos des écoles d’ingénieurs car il n’est pas forcement valorisant, et inspire encore une connotation assez négative du grand public avec le fameux « ingénieur informaticien ».
Même si les filières « informatiques » se développent dans les écoles, les métiers prisés ne sont pas ceux du développement logiciel, mais plus dans le déploiement, l’intégration et l’infogérance…
Je pense qu’il y a un effort considérable à faire dans les écoles, universités et les pouvoirs publics sur la formation, le développement et la valorisation de ce métier. Il faut également réorienter nombre de filière dont les débouchés sont rares vers des filières ou les entreprises sont demandeuses !
C’est un grand chantier mais si il n’est pas conduit, la filière française du logiciel sera en grand danger assez rapidement.
Le magazine Challenges en partenariat avec le NouvelObs ont publié leur classement 2007 des écoles d’ingénieur.
L’EPMI fait un saut énorme ! Elle se place à une très bonne 9ème place
Voici un extrait:
Bon positionnement scientifique, une association des anciens qui s’active enormement, une junior entreprise qui se developpe, une nouvelle filiere, la création de l’academie CISCO.
Bonne nouvelle



