Je vous parlais dernièrement des nouvelles mesures proposées par la commission européenne concernant la régulation des télécommunications en Europe. La réaction de l’ Arcep ne c’est pas fait attendre !
Paul Champsaur, le président de l’Arcep, s’est opposé à la création d’une instance européenne et la division de France Telecom en deux entités réseaux et services.
Dans une interview aux échos on pouvait lire qu’il regrettait que l’exécutif européen « n’a pas donné d’ impulsion que l’ on pouvait attendre d’ elle sur les grands sujets structurants comme le très haut débit ou les distorsions de concurrence entre fixe et mobile ».
Un avant-goût du pic visant plus directement la commissaire en charge des télécoms : « Ce que veut faire Vivianne Reding en créant cette agence [panaeuropéenne des télécoms, ndlr] c’est étendre ses pouvoirs au travers d’une couche supplémentaire de bureaucratie ». Paul Champsaur suggère plutôt de s’ appuyer sur le Groupe des régulateurs européens (GRE), dont fait partie l’Arcep, pour favoriser un cadre réglementaire harmonieux du secteur télécoms en Europe.
L’ autre idée, la division de France Telecom, est tout simplement balayée par l’Arcep :
« C’est reconnaître que le réseau est un monopole naturel. C’est à l’ opposé de la philosophie qui a jusqu’ ici guidé l’ Europe, fondée sur la concurrence par l’ investissement des nouveaux entrants dans leurs infrastructures », déclare Paul Champsaur.
Il est vrai que les mesures proposées par Mme Reding étaient assez peu conformes aux exigences de libre concurrence prônées par l’ Europe.
Au global, quel regard portez-vous sur les propositions de Vivianne Reding ?
Elles sont globalement négatives. Vivianne Reding n’a pas abordé les questions de la régulation du futur, notamment l’incitation au déploiement de la fibre optique. Elle embarque l’Europe dans une voie qui conduira à l’immobilisme et au conflit avec les régulateurs nationaux.
Affaire à suivre…

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